Vous méditez et vous ne vous voyez pas changer ? Et si c’était votre faute ?
Vous méditez et vous ne vous voyez pas changer ? Et si c’était votre faute ?
Il y a, en développement personnel, un amalgame qui s’est créé.
Popularisé par la loi de l’attraction des Hicks, le principe de « J’attire ce que je pense » est devenu une sorte de vérité générale.
Si pour certains c’est adéquat, pour d’autres, l’injonction se transforme en « J’attire ce que je mérite », par le processus de « l’énergie attire une énergie semblable ».
Sous-entendu : « Si je n’ai pas ce que je veux, c’est que je ne le mérite pas. Si je n’ai pas ce que je veux, c’est que je suis nul ».
Drôle de précepte pour un domaine qui nous promet de vivre en paix avec nous-mêmes…
Heureusement, Le Courrier Conscient est là, je l’espère, pour vous apporter un peu de nuance.

Méditer n’attire pas le bonheur, mais les décisions qui y mènent.
Si le début de cette Newsletter a fait naître en vous un début de culpabilité. Je m’en excuse et je vous invite à la déposer tout de suite.
Elle ne vous appartient pas.
Vous, vous faites chaque jour de votre mieux.
Emmanuelle aussi.
Emmanuelle, c’est une Maman, une femme active, pour ne pas dire débordée.
Une femme moderne, qui jongle entre son travail et sa vie de famille avec une agilité qu’elle-même n’aurait pas soupçonnée.
Cela fait des années que le rythme est installé. Que les saisons s’enchainent sans contretemps. Sans autre difficulté que les petits tracas du quotidien.
Sur le papier, Emmanuelle a tout pour être heureuse. Son emploi lui plait. Son mari aussi. Ensemble, ils ont su transmettre des valeurs essentielles à leurs enfants.
Pour s’assurer de rester auprès des siens le plus longtemps possible, Emmanuelle est consciente. Consciente de ce qu’elle mange, de ce que son corps réclame. Consciente que la vie n’est pas une course tête baissée, et qu’il faut prendre le temps de contempler l’instant.
Pourtant, dans ces moments, Emmanuelle se sent mal, ou plutôt incomplète. Comme si une part d’elle n’était pas vraiment là. Une part ô combien importante qui, absente, semble rendre le bonheur impossible.
Pour combler ce vide et comprendre ce qui lui manque, elle lit. Un article pour trouver la paix intérieure, un livre pour mieux s’organiser, une méthode pour développer sa créativité…
Elle lit tout ce qui pourrait la guider vers l’objectif ultime.
Le but commun à chaque être humain.
Mais paradoxalement, plus elle lit, plus elle culpabilise.
Son estime, sa confiance en elle diminuent.
Elle se sent nulle. Incapable d’avancer.
Et d’après ce qu’elle comprend : c’est de sa faute.
Alors naturellement, lorsqu’elle vient me voir, son discours n’est pas très positif. Elle me résume la situation ainsi :
« J’ai tout essayé, mais rien n’y fait. Il y a toujours des moments où je me sens submergée. Où j’ai l’impression de passer à côté de ma vie. C’est comme si j’étais au-dessus du vide, en équilibre sur un fil. La moindre brise peut me faire chuter. »
Emmanuelle a déjà pratiqué la méditation.
Mais comme le reste, ça n’a pas fonctionné.
La différence entre l’attente et la réalité est trop importante.
Elle ne sent pas la paix et la douceur de vivre dont ne cesse de parler l’auteur du guide. Et dans sa tête, c’est elle la fautive.
Pourtant, il n’a rien de plus logique que le ressenti d’Emmanuelle.
Ce qu’elle ressent est commun à beaucoup d’entre nous.
C’est une réalité qui, si elle était clamée, ferait sans doute moins vendre.
Car le développement personnel est devenu un véritable business.
On nous vend un état. On nous promet le bonheur et on nous explique qu’il ne dépend que de nous.
Ce n’est pas si simple.
Si en effet, il nous appartient de faire les choix qui apportent plus de paix intérieure, il n’y a rien de magique.
Chacun a son histoire. Chacun a reçu une éducation différente, évolué dans un certain milieu, subi plus ou moins de traumatismes. Chacun a sa propre sensibilité, sa propre perception de l’existence.
Les gourous du développement personnel ont cheminé. Ils ne sont pas arrivés où ils en sont en un claquement de doigts. Malheureusement, certains ne transmettent parfois que la finalité, sans vraiment parler du trajet.
C’est ce manque de clarté qui crée la culpabilité, qui donne la sensation d’être nul au moment de méditer.
Mais la méditation ce n’est pas une histoire d’injonction.
C’est une question d’intention et d’attention.
L’intention de ne rien attendre. De méditer pour être là, présent, pas pour être heureux.
L’attention à l’instant. À soi et à sa respiration, à ses sensations corporelles.
La méditation de pleine conscience n’est pas magique, elle offre de l’objectivité.
Elle permet d’envisager la vie avec plus de hauteur. Notamment sur nos propres émotions, sur nos sources de stress, sur nos angoisses et nos combats quotidiens.
Elle apporte des changements profonds, des prises de conscience qui nous permettent de faire des choix plus en adéquation avec nos désirs et nos rêves.
La méditation nous aide à contempler le chemin. Elle ne nous fait plus voir la vie comme une course à gagner. Le bonheur n’est pas le grand prix, il est à cueillir tout au long de la route.
En pratiquant sans autre intention que pratiquer, Emmanuelle découvre sa complétude, qu’il ne lui manque rien. Qu’elle n’est ni brisée, ni morcelée.
Elle se rend compte que, oui, les solutions sont en elle, mais qu’elles ne sont pas aussi aisées à débusquer que ce qu’on a bien voulu lui faire croire.
Elle comprend que le temps et la régularité sont ses meilleurs alliés. Qu’ils lui permettent de s’écouter vraiment. Sans prismes, sans biais, sans injonctions.
Emmanuelle fait désormais des choix conscients, car elle se comprend mieux. Elle ne laisse plus ses émotions prendre le contrôle et tout emporter, ni le stress la faire dérailler.
Profondément ancrée, le vent ne la fait plus chuter.
Si vous aussi, vous avez parfois l’impression d’être un funambule mal assuré.
Si les émotions sont trop fortes ou si vous ne vous sentez pas présent.
Faites comme Emmanuelle, découvrez les stages MBSR et MBCT.
8 semaines pour installer la méditation dans votre quotidien, et embarquer vers une vie plus incarnée.
Les prochains stages démarrent en septembre, mais vous pouvez dès à présent vous inscrire ou me poser toutes vos questions.
Et vous ? Avez-vous déjà été confronté à ces injonctions ? Que pensez-vous de la loi de l’attraction ?
👉 Donnez-moi votre point de vue en commentaire, vos retours sont précieux.
