Méditez sans dogme, sans mantra et sans culpabilité

Méditez sans dogme, sans mantra et sans culpabilité

Mindfulness Paris

Elodie Cardinal

Bonjour et bienvenue dans ce courrier du mois de mai, c’est une nouvelle fois une véritable joie de vous retrouver.

Aujourd’hui, le développement personnel est partout.
Les injonctions à être un meilleur humain nous assaillent.
La frontière entre santé mentale et spiritualité se rétrécit.

Pourtant, pas besoin de réciter des mantras, de tomber en transe ou de rencontrer un chaman au cœur de l’Amazonie pour trouver sa paix intérieure.

Vous en riez ? Sans aller si loin, je remarque que l’un des principaux freins à la pratique est cette peur, légitime, que la méditation soit trop spirituelle.

Pourtant, bien souvent, s’asseoir et respirer suffit.

Définition de la méditation, concrète et en moins d’une minute :

Je pourrais vous rappeler que le créateur du MBSR, John Kabat Zinn, a conçu son programme de manière laïque, justement pour qu’il soit accessible au plus grand nombre.

Je pourrais aussi retracer l’histoire de la méditation, de ses fondements bouddhistes à ses applications modernes.

Mais la meilleure manière de vous l’expliquer, c’est de vous parler de vous.

La méditation en pleine conscience est une invitation à vous relier à vous-même. Pas à un être supérieur, pas à un l’Univers, mais à votre nature profonde.

Cet état naturel, ce n’est rien d’autre que votre corps : vos membres, votre peau, vos organes, vos muscles, vos os. Et votre respiration qui le rend le tout si vivant.

Arrêtez votre lecture quelques secondes. Fermez les yeux. Et concentrez-vous sur votre respiration avec la curiosité d’un enfant. Vous l’entendez, la sentez ? Félicitations. Vous venez de méditer.

Quand on s’attarde sur notre souffle et sur les sensations de notre corps, nous revenons en fait à l’instant présent.

Qu’y a-t-il de plus ancré dans la réalité que notre corps ?

On parcourt habituellement notre quotidien guidé par notre cerveau qui, tel un conférencier, est capable de parler des heures sur n’importe quel sujet, inarrêtable et, avec le temps, répétitif.

Mais un conférencier bien subjectif, qui analyse le monde en fonction de notre propre prisme, de nos propres émotions, croyances, habitudes, relations, etc.

Et finalement, tous ces films qui défilent dans notre tête n’ont pas d’autres sources que nos connexions synaptiques. Ils sont le résultat de notre réalité chimique, non d’une réalité absolue.

Réfléchissez à votre vie. Nous avons tous connu des moments d’angoisse, voire de terreur, devant un événement à venir. Pour que le moment venu, tout se passe très bien.
Toutes les projections qui ont précédé l’échéance, tous les scénarios catastrophes n’étaient que le fruit de votre imagination. Pourtant, vos émotions, votre motivation, vos interactions en ont toutes payé le prix.

Le corps, lui, est le véritable réceptacle de la réalité.
Il est fait de sensations, non d’émotions.
Le corps est concret.

Se plonger en lui et accepter les zones de bien-être, de douleurs, de tensions ou détendues, c’est être conscient.
Revenir au corps lorsque l’esprit veut reprendre le contrôle, c’est méditer.

Il n’y a pas d’autres forces qui entrent en jeu, pas d’entité, pas de formule magique. La méditation, c’est accepter ce qui est là, sans juger, sans chercher à réparer ou à modifier.

La méditation n’est pas une question de révélation

D’un point de vue historique et spirituel, la méditation est le chemin vers le Nirvana. Une promesse lointaine et peu perceptible depuis nos vies modernes et occupées.

Du point de vue qui nous intéresse, elle est un chemin vers un quotidien qui ne file pas à toute allure, et qui ne nous oublie pas sur le quai.

Mais à nouveau, soyons concrets.

Voyez la méditation comme une pause. Ou plutôt comme si vous mettiez le monde en pause, tandis que vous, vous vous activez.

Pendant que tout le reste est à l’arrêt, vous êtes présent. Connecté à l’instant et à votre corps.
À chaque pratique, vous entrainez votre cerveau. Vous lui faites comprendre que deux films se diffusent en lui. Celui de sa réalité, des projections, du stress, des regrets. Et celui de LA réalité, du corps et de l’environnement immédiat.

Vous lui apprenez que ces deux films ne sont pas forcément liés. Vous lui enseignez à prendre de la distance sur ce qui est projeté.

Cette distance, cette objectivité sur votre vie. C’est ce qui vous permet de quitter le pilote automatique.

Plus vous cultivez cette conscience, plus vous ressentez le calme en vous, sans pour autant vous échapper.

Vous êtes plus alerte, plus objectif devant les choix qui vous sont proposés. Plus détaché face à ce qui vous est imposé.

Finalement, la méditation n’a rien de magique. C’est un processus très logique. Un esprit clair qui fait la part des choses entre la réalité et ses projections prend de bonnes décisions.

Dans la spiritualité on manifeste, en méditation on accepte.

J’y ai fait allusion un peu plus haut. Mais c’est tout de même une nuance importante qui ne peut être mise de côté.

Dans la pleine conscience, l’acceptation et le non-jugement sont les clés de voute.

— Avec plus de clarté, ce qui jusque-là n’était pas évident peut le devenir. Le constat peut alors être positif, ou négatif.

L’accepter sans le juger est ce qui vous aidera à aller de l’avant. À dépasser les regrets ou au contraire, à ne pas vous emballer.

— Lors de la pratique, l’esprit, qui est habitué à être le centre de votre attention, cherche à retrouver sa place. Les pensées surgissent alors et les divagations mentales se multiplient.

Les accepter, là encore sans les juger, est le meilleur moyen de ne pas s’y accrocher, et de retrouver les sensations du corps. C’est aussi ce qui vous aide à ne pas culpabiliser, à ne pas vous dire que cette séance était ratée.

Revenir à ce qu’on est, pour aller vers ce qu’on veut.

J’entends parfois :

« J’ai envie d’essayer la méditation, mais j’ai peur que ce soit trop spirituel. »

Et je le comprends parfaitement. Car la plupart des figures connues dans ce domaine apportent, ou du moins dégagent, une dimension spirituelle.

Je pense plutôt que la médiation ouvre à ce qui est. Et si ce qui est en vous est spirituel, alors, sans doute, méditer vous mènera sur ce chemin.

Si vous êtes plus cartésien, elle vous conduira à un esprit plus clair, plus attentif et organisé.

La méditation ne vous transforme pas, elle vous révèle.
Avec une pratique régulière, elle vous guide sur un chemin où le stress et les émotions ne vous débordent plus.

Vous voulez essayer ?
Commencez avec deux minutes par jour.
Commencez avec deux minutes à la fin de votre lecture.
Une première pratique qui, si elle ne vous révèle pas immédiatement un chemin, vous offrira un instant pour vous.
Et ça, vous le méritez bien.

* * * *

Et vous, où en êtes-vous avec la méditation ?
Y a-t-il des freins, des hésitations, des questions qui vous retiennent ?

👉 Je serais ravie de lire vos questions, réflexions ou hésitations en commentaire.
Vos retours nourrissent toujours les prochaines lettres.

Et pour intégrer durablement la méditation à votre quotidien, vous pouvez découvrir les programmes juste ici :

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