Servir pour ne plus s’oublier !
La méditation, parfois, entraine des prises de conscience.
Elle révèle ce qui nous fait du bien, comme ce qui est inconfortable.
Une fois qu’elle a mis quelque chose en lumière, c’est à nous de faire un choix approprié… Ou pas.
Aujourd’hui nous parlons de nous et des autres. De comment continuer à les aider sans pour autant nous perdre de vue.

Le Burn-Out du bon samaritain.
as besoin d’avoir le syndrome du sauveur pour connaître cette sensation. Cette fatigue mentale et physique qui nous assaille parce qu’on a trop donné.
Dans une relation amoureuse, dans une famille, avec ses amis ou entre collègues, arrive parfois un moment où il faut aider. Un moment où l’autre se repose sur nous.
Certaines fois, le moment se prolonge. Un peu trop… Les mois, les années passent et nous ne sommes qu’une aide. Nous sommes là pour réparer.
Mais le bricolage c’est usant. À force de colmater les brèches chez les autres, on en oublie les siennes. Et avec le temps elles s’agrandissent.
Mais faisons une pause pour respirer.
Inspirez, expirez. Posez vos pieds sur le sol et ancrez-vous.
Dédramatisez. Personne n’est à blâmer. Vous n’avez pas à vous sentir coupable ni à rejeter la faute sur votre entourage.
Les mécanismes qui régissent les relations sont inconscients et se forment au gré de la vie.
Tout arrive à propos, mais pour autant, rien n’est figé.
D’abord, libérons-nous de la colère.
Car c’est en effet ce qui nous attend.
Ce jour de trop où nous courons partout. Où nous enchainons obligations parentales et professionnelles, où nous socialisons alors que ce n’est pas la journée, où les transports sont bondés, et où, à peine rentrer à la maison, il faut encore s’occuper des autres.
Peu importe à quel point on les aime, ces autres, on se sent en colère. On s’énerve parce qu’on a le sentiment de ne plus exister. De passer après.
Et c’est vrai. Nous passons après. Il y a un moment où nous avons fait ce choix. Désormais, nous avons l’impression de ne plus pouvoir y échapper.
Remplaçons cette colère par de la joie, de la fierté, et surtout de la gratitude.
Cet instant où nous sentons que ce n’est plus possible est en fait une révélation, une prise de conscience !
Et c’est nous-mêmes qui avons le pouvoir de la rendre positive ou non.
Si rien ne change. Alors elle passera de révélation à frustration. Et tout ça se terminera en regret.
Au contraire, si nous acceptons pleinement cet état. Il insufflera une volonté de changement. Et c’est naturellement que nous prendrons les décisions nécessaires.
Et quelle joie ! Quelle fierté que de sentir que l’on reprend le contrôle et que l’on existe juste pour soi ! Sans culpabilité.
Quelle gratitude envers la vie ! Qui nous offre les moyens de prendre conscience de ce que nous sommes, de faire des choix éclairés.
Et les autres alors, où sont-ils passés ? On ne va plus les aider ?
Si je vous dis que désormais, nous allons les servir. Ça vous surprend, pas vrai ?
Mais prenons notre temps. Ce terme n’arrive pas par hasard. Il me vient d’un texte qui a fondé mon engagement.
Au service de la vie, de Rachel Naomi Remen, m’a offert cette prise de conscience.
J’ai compris qu’aider les autres était épuisant parce que la relation était inégale. Comme j’attendais (inconsciemment ou pas) quelque chose en retour, je me sentais lésée.
Être au service, selon Rachel Remen, c’est un mouvement qui vient de l’âme. C’est un abandon de soi au service du mystère continu qu’est la vie.
En servant l’autre au lieu de l’aider. Je n’attends plus rien de lui. Nous sommes égaux car nous faisons partie du même tout. J’accueille ses souffrances et ses joies comme les miennes.
arlons de nos enfants. Lorsque nous les aidons, nous leur donnons de notre force et nous nous épuisons.
Lorsque nous prenons conscience que nous les servons. Alors ils ne nous vident plus, au contraire, ils nous rechargent.
Changeons de perspective : si nous servons nos enfants. Alors ils se servent de nous.
Ils se servent de nous pour apprendre, pour grandir, pour franchir des étapes importantes, pour apaiser leurs tristesses ou pour rendre leurs joies encore plus vivantes.
Nous n’attendons généralement rien d’eux, mais cette (re)découverte insuffle une nouvelle joie dans la relation.
Avoir profondément conscience qu’ils se servent de nous pour s’épanouir est une fierté, une richesse personnelle qui trouve ses racines dans le plus fertile des terreaux : l’amour.
Je sais… à la base on parlait de ne pas s’oublier.
Cette fois ce n’est pas mon TDAH, mais bien ce merveilleux texte qui m’a, à première vue, fait digresser.
Mais comme dans la vie, tout a un sens.
En servant les autres, nous n’attendons rien d’eux. Et ne rien attendre des autres : c’est être libre.
Pensez-y : Attendre un service en retour d’un autre c’est laisser la porte ouverte à l’attente, à la frustration, à la colère.
Servir sans attente, c’est un acte du cœur. C’est se libérer de tout ce qui n’est pas en notre contrôle.
Et pour aller plus loin, lorsqu’on sert sans attendre de compliment, ni même de remerciement, on se libère des pensées coupables, des « j’aurais dû mieux faire » des « il devrait me… » et autre « et si j’avais… ».
Atteindre cette liberté c’est avancer sans s’oublier. C’est être épanoui, sans pour autant oublier les autres.
Méditer pour servir, méditer pour être.
Méditer quotidiennement permet de s’éloigner du pilotage automatique. C’est le meilleur moyen de garder une conscience alerte et de ne pas s’oublier.
En méditant, en laissant les pensées en arrière-plan et en prenant conscience de notre respiration, nous revenons à l’essentiel.
Nous nous rallions à la vie qui vibre en nous et qui est en étroite connexion avec la vie autour.
La méditation est une porte sur l’amour profond qui anime chaque être sur terre. Elle nous offre l’importance que nous méritons, tout en reconnaissant l’importance des autres.
Elle apporte le fantastique paradoxe de reprendre le contrôle de sa vie tout en acceptant la gigantesque part d’inconnue de celle-ci.
Chaque instant est ainsi saisi à sa juste valeur, chaque personne est servie avec le cœur, et chaque jour est illuminé de décisions conscientes et positives.
Alors ? Prêts à vous mettre au service de la vie ?
Comme je vous le disais plus haut, le texte de Rachel Remen est l’un des piliers de mon engagement.
En donnant des stages de méditation, je n’aide personne. Je vous laisse vous servir de moi. Et je me sers de vous. La bienveillance, le respect et la confidentialité étant les seules règles.
Dans cet espace de confiance, nous sommes tous égaux. Nous avançons, chacun à notre rythme, sur le chemin de l’équilibre intérieur.
Le prochain stage MBCT démarre le 1ER mai.
Le stage MBSR, lui, commence le 6 mai.
Il reste quelques places, rejoignez-nous en cliquant sur les liens ci-dessus ou contactez-moi directement au 07 86 02 90 90.
Merci !
J’aimerais conclure ce courrier en vous adressant toute ma gratitude.
Les deux premiers numéros ont été particulièrement bien accueillis et c’est pour moi un grand bonheur.
Votre enthousiasme me porte et me permet de tester un format, comme celui-ci, encore plus proche de moi.
J’ai hâte de savoir ce que vous en pensez, rendez-vous en commentaire pour m’en parler. 👇
La vie, c’est surtout une affaire de choix. Autant les faire en conscience, non ?
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